Cha Gonzalez
Photographe française, Cha Gonzalez vit son adolescence au Liban avant d’intégrer les Beaux-Arts de Bordeaux puis L’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, dont elle sort diplômée en 2010.
Elle qui rêvait d’être reporter de guerre, elle opte finalement pour les luttes intérieures et muettes, les premières photos la nuit, les visages qui ne sont plus en lutte le temps de quelques heures et qui s’abandonnent à la musique.
Dans sa série Abandon, elle photographie la nuit à Paris, Kiev ou encore Beyrouth. « En explorant les nuits beyrouthines, j’ai cherché le vrai Liban. A travers les brèches, au-delà du folklore et du superficiel, il y a celles et ceux qui ont vécu la guerre et qui, le temps d’une fête, laissent voir un bout de leur intériorité. Un moment où la résilience, les excès, les fuites et les abandons prennent corps… ». Cha Gonzalez veut parler de ces jeunes nés pendant la guerre civile autrement, sans aborder les conflits mais en embellissant l’exutoire de cette génération désenchantée.
Son œuvre principale Abandon a été publiée dans Fisheye Magazine, IZ et Meteore, a été finaliste au Virginia Prize for women. En 2019, plusieurs de ses photos sont présentées dans le cadre de l’exposition « C’est Beyrouth » qui a réuni seize photographes et vidéastes représentant le Liban d’aujourd’hui à l’Institut des Cultures d'Islam à Paris.
En 2020, elle participe à l’ouvrage collectif « Le Liban n’a pas d’âge ».
Basée à Paris, Cha Gonzalez collabore avec la presse nationale - Le Monde, The Wall Street Journal, Elle, Grazia et Causette – et principalement Libération.

Abandon, Beyrouth

Abandon, Beyrouth

Abandon, Beyrouth

Abandon, Beyrouth